SE PERDRE, LA PREMIERE ETAPE POUR SE (RE)TROUVER.

Il arrive un moment dans la vie où tout semble flou. Où les anciens repères ne fonctionnent plus, et où une petite voix intérieure murmure : « Ce n’est plus ça ». C’est une étape inconfortable, mais profondément transformatrice. Voici comment écouter cet appel au changement, clarifier sa direction et oser réinventer sa vie.

Se sentir perdu est souvent mal vécu. On culpabilise, on doute, on cherche désespérément des réponses à l’extérieur. Pourtant, ce moment de confusion contient en germe une grande opportunité : celle de se réinventer.
Car se perdre, c’est aussi quitter un chemin qui ne nous convient plus. C’est le signe que quelque chose en nous aspire à un renouveau plus aligné. Mais comment trouver ce nouveau chemin ? Comment savoir ce que l’on veut, quand on ne sait même plus qui l’on est ?

Je suis moi-même dans cette phase : celle où l’on sent qu’un chapitre se termine, mais où la suite reste à écrire. Cet article est une exploration personnelle autant qu’un guide, pour toutes celles et ceux qui se sentent à la croisée des chemins.

Ma vie professionnelle prend actuellement un tournant inattendu. Je m’éloigne de plus en plus du coaching traditionnel, dont la pratique ne me satisfait plus. Il y a quelques mois, je me suis lancée dans l’écriture d’un livre sans aucune certitude de le voir un jour publié. J’avais besoin d’ouvrir un nouveau chapitre à ma vie professionnelle. De renouer avec une activité qui ait du sens et qui m’apporte bien-être et satisfaction.

On croit souvent qu’il faut tout maîtriser, tout planifier. Mais la vie a parfois d’autres plans. Perdre ses repères, c’est souvent le signe que notre identité, nos objectifs ou nos valeurs ne nous nourrissent plus.

Pour tout vous dire je ne me vois plus dans une activité professionnelle dite « conventionnelle ». J’ai essayé plusieurs fois de m’y plier, mais je ne m’y sens plus à ma place. L’écriture m’offre le rêve de trouver enfin ma place. Mais je me sens perdue. Je n’arrive pas à savoir s’il s’agit d’une fuite déguisée ou d’une véritable voie à explorer.

Pour comprendre le chemin que je dois emprunter, je reste attentive aux signes de la vie qui pourrait m’indiquer la bonne direction à suivre. Mon corps me parle. Mon problème de bruxisme est revenu et la fatigue physique a refait surface.

Une femme brillante, cadre dans une entreprise depuis 15 ans, m’a un jour confié : « J’ai tout ce que je suis censée vouloir, mais je ne ressens plus rien. » Elle ne comprenait pas pourquoi, mais son corps, lui, savait : elle faisait des insomnies, elle somatisait, elle se sentait comme une coquille vide.

Elle ne vivait pas un échec. Elle était en transition… Je suis en transition.

Exercice 1 : Le journal du flou

Prends 15 minutes avec un carnet. Note spontanément :

– Ce que tu ne veux plus.

– Ce qui ne résonne plus.

– Ce que tu ressens dans ton corps quand tu fais ces choses.


Ne cherche pas à être logique. Laisse parler ton inconscient. C’est lui qui te guide vers un changement nécessaire.

Cependant, une fois ce flou reconnu, encore faut-il savoir quoi en faire. C’est là que commence le travail de libération.

Avant de pouvoir accueillir du nouveau, il faut parfois abandonner. Des habitudes, des projets, des rôles que l’on a portés trop longtemps. Dire au revoir, c’est un acte de courage, pas une défaite.

Lors d’un coaching, une cliente m’a dit : « J’ai peur de lâcher mon métier, même si je sais qu’il ne me convient plus. C’est ce qui me définit depuis 10 ans. »
Nous avons travaillé sur la peur du vide, sur le deuil d’une identité professionnelle. Elle a découvert qu’en dessous de cette peur, se cachait une énergie de création folle.

J’ai peur de quitter une identité qui n’est plus la mienne depuis environ 8 ans. C’est fou mais c’est la réalité. Je me suis bâtie, au fil des années, une posture qui ne coïncidait pas totalement avec qui j’étais au plus profond de moi. Cette identité je l’ai pourtant nourrie, affinée, aimé. Elle a été validée par mon entourage, mais elle ne me correspond plus du tout. Elle me colle encore à la peau par le biais de la peur du regard des autres. Il est pourtant nécessaire que je m’en défasse.

Exercice 2 : Le sac à dos invisible

Imagine que tu portes un sac à dos. Dedans : des attentes, des « il faut », des peurs, des injonctions.
Écris une liste de tout ce que tu « portes » actuellement. Puis demande-toi :

– Qu’est-ce que je choisis de poser aujourd’hui ?

– Qu’est-ce que je garde car ça m’élève ?

Alléger ton sac, c’est préparer ton élan.

Une fois l’ancien libéré, le désir peut émerger. Pas le désir de faire « ce qu’il faut », mais celui d’être profondément aligné. Ce désir, souvent discret au départ, est comme une boussole intérieure. Il faut lui prêter attention, le nourrir, l’incarner.

C’est la croisée des chemins dans laquelle je me trouve. Dans carte ni boussole pour m’orienter. Sans lampe torche pour éclairer mon choix.

J’ai entendu ce matin à la radio l’histoire d’un homme, passionné d’écriture depuis l’enfance, qui et n’avait jamais osé en faire une priorité. Après une transition professionnelle douloureuse, il s’était autorisé à écrire chaque matin, sans but. Au bout de 6 mois, il avait terminé un manuscrit. Puis un deuxième. Aujourd’hui, il vit de sa plume.
Il n’avait pas de plan au départ. Juste un fil à suivre.

J’ai le désir de poursuivre ma vie professionnelle au travers de l’écriture ainsi que d’autres formes d’accompagnements reposant sur l’écoute du corps (méditation) et l’écoute de notre petite voix intérieure (coaching intuitif).

Je ne sais pas où ce désir me conduira. Ce que je sais, c’est qu’il faut que je prenne ce chemin sans me retourner. Sans doutes, ni regrets. Sans me laisser distraire par le confort d’une vie bien réglée, une image sociale à respecter, l’attente des autres.

Exercice 3 : Le tableau du désir.

– Prends une feuille A4. Dessine-toi au centre.

– Autour, note tout ce qui te fait vibrer : envies, rêves, élans.

– Entoure les 3 qui te parlent le plus aujourd’hui.

Pour chacun, écris : quel serait le premier micro-pas possible cette semaine ?

Trouver sa voie ne se résume pas à un choix unique, mais à une succession d’élans sincères. Ce n’est pas une destination figée, mais un chemin vivant, sculpté par nos intuitions, nos essais, nos ajustements.

Quand on se sent perdu, on est souvent juste en train de muer. L’ancien tombe. Le nouveau n’est pas encore là. Et dans ce vide, naît le possible.


Alors, la vraie question n’est peut-être pas « quelle direction prendre ? », mais : « qu’est-ce qui m’appelle profondément aujourd’hui ? »
Et si tu écoutais ce murmure intérieur… qu’est-ce qu’il te dirait ?

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